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Cette question d’un « top 10 des meilleurs films d’horreur nordiques », aimablement posée par les Ingoruptibles, m’a permis de faire un point tout personnel à ce sujet. Pour un site incluant le mot « gore » le temps d’un chouette jeu de mots, je me suis orienté davantage vers le sanglant, la chair. Sur un « top 10 », évacuons le nanar (bye-bye Mats Elge Olsson, dont je n’ai toujours pas eu le courage de découvrir son Blood Tracks) et quelques titres pourtant phares que, par honnêteté intellectuelle, je ne cautionne pas malgré cet intérêt pseudo corporatiste qui devrait me pousser à le faire (bye-bye aussi Dead Snow et autre Père Noël origines). Alors alors, que reste-t-il ? Mon top 10. Il devrait évoluer d’ici quelques années mais, en l’état, le voici le voilà.

10 – Next Door

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Pour contacter le service « SOS femmes violences conjugales », faites le 3919. Si malgré vos plaintes on ne fait que vous donner l’heure, c’est que vous vous êtes trompé et avez appelé le 3699, l’horloge parlante.

Roublard, certes, mais marquant. Pour son twist, le jeu des acteurs et sa scène érotique qui figure en ce qui me concerne – et trahis-je là ma grande folie ? – parmi les plus bandantes du ciné de genre, il mérite largement d’avoir sa place ici. Ce film a étrangement le record de « clics » chez moi et je pense que la « prestation » de Julia Schacht n’y est pas totalement étrangère…

9 – Headhunters

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Connaissez-vous ce conte pour enfant, « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête ? »

Thriller davantage que film d’horreur ? C’est à voir quand la plupart des rebondissements de ce survival relèvent du ride horrifique, avec des scènes franchement trash vouées à rester dans le paysage goreux des cinéphiles pour un bout de temps (le tuage de chien, l’accident de camion…).

8 – Häxan

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Häxan tonique !

Le côté « Saw » de l’époque fait que, comme Carrie à son bal du diable, on se prend un « saut » d’horreurs médiévales sur le coin de la tronche – du sang de cochon – sans encore trop savoir comment réagir devant la chose. Filmé dans les années 20 du 20ième siècle – les années 20 du 21ième arrivent dans un peu plus de 5 ans, tiens, pensée vertigineuse du jour bonjour – l’œuvre possède, en plus de sa justification historique d’ancêtre du ciné d’horreur toutes origines confondues, une dimension profonde terrifiante sur la nature humaine qui tient encore sacrément bien la distance.

7 – L’heure du loup

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Au loup !

Le DVD de Persona m’attend sur la pile. En attendant ce jour, le Bergman du top 10, le voilà : L’heure du loup, digne ancêtre du Shining du binôme – malgré lui – Stephen King / Stanley Kubrick. Ce bon Bergman recèle, en plus d’une ambiance tordue, quelques vignettes horrifiques qui tiennent encore sacrément bien la dist… eh mais je viens à peine de l’écrire, ça !

6 – Les bouchers verts

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« Euh… c’est du cheval, hein ! »

Anders Thomas Jensen, dès que je peux le mettre dans un top, je le fais. Mads Mikkelsen, bien avant la série Hannibal, s’amusait déjà à cuisiner le corps humain avec une petite sauce dont vous me direz des nouvelles.

5 – Pusher 3

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Après Pusher 2, Boucher 3 !

Avec cette conclusion de sa célèbre saga danoise, Nicolas Winding Refn passe du polar au thriller sanglant en transformant littéralement le After Hours de Martin Scorcese en boucherie goreuse mémorable. Implacable ! Ce qui me fait penser que je n’ai pas encore scribouillé d’avis sur celui-là par chez mes Givrés. Revoyons-le, camarade !

4 – Cold Prey 2

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« Cold Prey, pas Coldplay ! Non mais vous croyez vraiment que j’ai une tronche à m’appeler Chris Martin ? »

Bonne pioche ! Après avoir vu ce film je sus qu’il ferait instantanément partie de mes 10 slashers favoris. Et Jason sait que j’en ai vu beaucoup !

3 – Le veilleur de nuit

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Paradoxalement, la chair est moins faible une fois morte, faut avouer.

Voilà le film qui nous fit  lever la tête et les sourcils au milieu des années 90 en direction du Danemark, nous révélant soudain que « bah tiens alors, il s’y passe des choses là-bas ! » Le réalisateur Ole Bornedal réussissait alors un joli coup, aidé de l’acteur Kim Bodnia, révélé par ce film et depuis icône importante du cinéma de genre danois (Pusher, Broen…). Sans avoir le premier rôle ici, la star mène déjà largement la danse avec debout sur le podium le tout jeune Nikolaj Coster-Waldau, Jaime en devenir dans la série Games of Thrones et mercenaire impressionnant dans le Headhunters cité un peu plus haut dans ce même top.

2 – Sauna

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Et sonna l’heure de sa mort.

Sonné ! Si un jour, blindé de démons et d’horreurs commises par moi-même je me mets en route pour le purgatoire je crois sincèrement que ce film donne un assez bon aperçu du voyage. On est bien loin de ce à quoi était à la base destiné ce projet, à savoir un simple slasher avec des adolescents batifolant autour de ce même sauna. Le réalisateur Antti-Jussi AnnilaJade Warrior – transforme la merde en or. Nos yeux ne voient pas tout : en 2009 à Gérardmer certains préférèrent même ce film-là à un autre, le chef d’œuvre Morse de Tomas Alfredson. Si cela se discute, l’argument se tient indéniablement.

1 – Morse

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Des nouvelles du front ? Il saigne.

Et, donc, Morse, évidemment puisque c’est après avoir vu ce film que je m’en suis allé zieuter tout ce qui se passait par-delà la Belgie septentrionale, créant ce blog par la même occasion. Une date (le film, pas le blog).

Pardon aux oubliés, aux sous-estimés, aux non-vus. Pas loin derrière : Le renne blanc, Norway of Life et… on en reparle dans 10 ans !