fallen angels

Par un heureux hasard, l’enquêteur Varg Veum croise sa vieille amie Rebecca à l’aéroport. Cette rencontre impromptue fait remonter de nombreux souvenirs à l’esprit du détective, quand il éprouvait des sentiments pour la jeune femme. Loin de s’être atténuée avec le temps, cette affection perdure et Varg ne tarde pas à retomber dans les bras de son amie. Rebecca est assassinée le lendemain. Son corps est retrouvé pendu, tout comme celui de Laure, la fille d’un policier, morte quelques jours auparavant. Y aurait-il un lien entre ces deux décès ? Varg mène l’enquête et espère bien mettre derrière les verrous celui ou celle qui est à l’origine du crime…

Une once déçu

Depuis quelques années maintenant, tout là-haut dans le nord on adapte en masse au ciné et à la tv les polars du cru. Avant de s’en aller projeter à l’écran le célèbre écrivain norvégien Jo Nesbø avec son excellent Headhunters via la compagnie Yellow Birds, spécialisée dans ce type d’adaptation depuis les Millenium de Larsson et autre Wallander de Mankell – lui-même fondateur de la société -, Morten Tyldum tâta du Varg Veum. Qui ça ? Varg Veum, également un personnage de polars norvégiens écrits cette fois par Gunnar Staalesen. Je découvre mais j’avais déjà un peu creusé par ici. Sympathique, le film adapte un livre datant de 1989. Il n’en reste pas moins relativement anecdotique. Quelques meurtres font preuve d’une certaine imagination, à l’écriture on a de belles choses mais j’avoue ne pas avoir accroché à la nonchalance du personnage interprété par Trond Espen Seim, ni à l’histoire, « déjà vue à la télé ». La mise en scène est plutôt carrée mais pas renversante, parfois même assez télévisuelle. Voilà l’honnête épisode d’une série policière qui, à moi, me paraît routinier, pépère. Tyldum s’impliquera nettement plus sur le Jo Nesbø, ce bijou qu’est Headhunters, qui justifie que l’on découvre cette curiosité avant de s’en aller suivre plus avant le parcours de l’artiste.

Les anges déchus : 11/20