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Alors que le banditisme et la violence s’intensifient dans le pays, deux amis d’enfance se retrouvent au sein d’un gang de dealers qui souhaite contrôler le marché souterrain islandais.

Jeu de dupes

Celui-là, comme je l’attendais avec impatience, hop, normal, la déception n’en est que plus grande. Sous couvert de dénoncer je ne sais quel trafic underground, ce polar noir islandais, film de branlou davantage dans la veine d’Easy Money que du Pusher de Refn – qui produit la chose – ne fait que raconter via une forme fadasse la sempiternelle même histoire d’un pauvre gars sur le point de se faire broyer par le système mafieux du coin. Comment s’en sortira-t-il ? On s’en fiche un peu à la vue de l’empathie, nulle, que suscite le premier rôle, qui n’est ni le molosse qu’on voit sur la jaquette, ni celui sur la photo ci-dessus. Lui, c’est Jóhannes Haukur Jóhannesson, notre héros est incarné par Thor Kristjansson. Le réalisateur s’amuse manifestement plus à nous déballer ses mecs à poils qu’autre chose, nous gratifiant au passage d’un viol sodomite homo aussi infecte qu’il est sadique et, à mon sens, de parti pris pour le violeur. Ricanement complice. Non dénué de relents gays harcoreux auxquels nous ne sommes pas obligés d’adhérer, Black’s Game a ce côté infecte qu’on pouvait parfois – si, si – ressentir chez Friedkin quand il se défoulait à l’excès sur ses protagonistes (Cruising, Live and Die in LA) mais sans ce talent tout particulier qui faisait passer la pilule (ici, le rythme aux fraises), sans l’ampleur de la narration (là, platitude totale), sans non plus une bonne histoire, « vraie » ou pas. Au final, Black’s Game s’ajoute à la liste déjà bien chargée des sous-Scorsese ultra putassiers qui inondent le marché vidéo depuis belle lurette et qui, sous couvert de dénoncer le crime, l’encensent. Dommage.

Black’s Game : 08/20