wave 1934

Les vagues, au ciné, on connaît. On ne vit jamais La dernière vague du film homonyme de Peter Weir pour mieux se prendre par derrière celles du chouette film de surfeurs Big Wednesday de l’ami John Milius. Les fourbes ! On regardait côté Australie ! A peine remis debout qu’on se prit de plein fouet celles de sa célèbre fausse suite Point Break. Plouf. Plus de dix années les séparent, certes, mais à chaque génération ses découvertes dans l’ordre qu’elle veut et peut. N’oublions pas ces quelques autres vagues auxquelles vous pensez mais moi pas. Puis vinrent les gros effets spéciaux. On fut d’abord impressionnés par ceux du mur de flotte vu dans la version longue d’Abyss, avant d’être finalement blasés par la déferlante qui suivit, vraiment choqués que nous fûmes, plus récemment, par le tsunami en Thaïlande de 2004 ou encore le drame survenu au Japon en mars 2011. La réalité dépassa, et de loin, la fiction, qui s’évertue pourtant à vouloir nous secouer avec de jolies grosses lames numériques… mais aussi de très moches ! Souvenons-nous de l’aussi consternant que fun Los Angeles 2013 de John Carpenter – et 2013 c’est bientôt ! – ou encore de l’aussi consternant que fun (déjà dit) Meurs un autre jour de l’ancien nouveau zélandais Lee Tamahori.

Après Au-delà de Clint Eastwood et The Impossible de l’espagnol Bayona, par ailleurs réalisateur du très bon L’orphelinat, voici venir, en même temps que je raccroche les wagons à la thématique du site la bien nommée The Wave du norvégien Roar Uthaug (Cold Prey, Escape). Cette histoire « revient sur le seul tsunami jamais survenu en Norvège. En effet, en 1934, un glissement de terrain a fait tomber deux millions de mètres cubes de pierre dans le Tafiord, causant la formation d’une vague de plus de 60 mètres de hauteur qui a fait 40 morts » (Source et plus d’infos : Cineuropa.org). Encore une fois la fiction préfère rejoindre la réalité, évènements obligent, et encore une fois la Norvège, fière, célèbre son patrimoine historique avec un budget investi indirectement dans l’office du tourisme. Après le radeau de Kon-Tiki ça baigne toujours, merci pour eux. C’est la mode un peu partout, on ne va pas leur reprocher, tout de même.

Concernant notre fin du monde version 2012 : même pas peur. Plutôt que d’attendre de recevoir à Orléans les quelques embruns de la vagounette qui caressera un caillou de La Tranche sur Mer, soyez sûrs que je m’en vais ouvrir grand la bouche pour accueillir comme il se doit le champagne cuvée 2013. Ca va surfer dans les goulots !

Source photo : http://www.dagbladet.no/magasinet/2008/03/27/530700.html

Source article : http://cineuropa.org/nw.aspx?t=newsdetail&l=fr&did=230474