Un prequel expliquant les origines obscures du tueur qu’a affronté à deux reprises Jannicke.

07/20 – Mauvaise pioche

Avec l’âge j’ai appris, je crois, à éviter de débiner trop facilement un film. Dégommer en quelques lignes et en  quelques heures (minutes) à peine un travail que beaucoup de personnes mirent des mois à construire, c’est assez minable au demeurant. Certes, mais nous balancer un produit comme celui-là à la tronche, c’est quoi ? Pas de neige, pas de cold, quelques proies, même pas de pioche et un mode automatique revival 70’s (encore !) assez piteux composent ce manque de respect flagrant envers tout un public ici assimilé à une bande de vaches à lait. De jeunes vaches, donc des veaux, qui regardent un énième « Norwegian woods movie » comme ils voient passer le train. Gaffe à ce que ce terme ne devienne pas péjoratif ! Permettez, je m’en vais brouter ailleurs. Pas de rythme, panne d’imagination comme une voiture tombe en rade au milieu de la forêt…

Avec comme clou enfoncé dans la franchise une scène (mal) pompée au très bon Détour mortel de Rob Schmidt on obtient ce « Cold Prey : les origines » consternant au « demeuré ». Cette saga n’existe que par son deuxième opus, avec comme pré-générique honorable le premier et comme annexe inutile, donc, ce triste machin. A enterrer près d’un arbre et à ne surtout pas marquer d’une pierre.

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