Kai Knutsen est un jeune homme qui prend soin de sa mère folle depuis 20 ans. Après le décès de cette dernière qu’il haïssait plus que tout, il hérite d’une maison dans la forêt. Mais celle-ci cache un terrible secret.

12/20 – L’Øie aboie dans les bois.

Déjà réalisateur d’un Dark Woods en 2003 (Villmark, 2003), Pål Øie continue à scier du bois dans le noir puisque du dark et du woods, il en a mis plein dans l’âtre de son Hidden. Et il aurait tort de s’en priver car la superbe nature norvégienne vaut bien qu’on s’amuse à y tourner des films, qu’ils soient d’horreur ou non. Horreur, malheur, en l’occurrence il s’agit bien d’un film de genre.

On ne risque pas de s’y perdre dans ces bois tant le chemin est balisé, l’histoire déjà vue et les rebondissements téléphonés. Ca passe, oui oui, il y a du réseau. Ne nous moquons pas : la chose est construite avec application, mieux réussie que beaucoup d’autres, les affres psychologiques de notre héros sont bien restitués et au bout du compte ce petit ride sanglant tient plutôt bien la distance. Une fois le générique de fin arrivé, on se surprend même à penser que l’ultime twist, attendu, est plutôt bien amené. Je l’attendais pourtant au tournant mais Øie – dont on reconnait la patte ? – évite joliment le ridicule, aidé qu’il est par des acteurs qui jouent très bien le jeu. On se place donc un léger cran au-dessus d’une certaine horreur mainstream nordique (Cold Prey, Manhunt…), efficace mais un peu trop passe-partout pour convaincre ou même donner l’envie d’écrire davantage à son sujet.