Oui, je sais, il est assez mauvais ce jeu de mot. On se lance, on se motive et hop : on écrit la dépêche du jour. De la semaine. Du mois ? Oui, bon…

Varg Veum, le célèbre détective norvégien né du clavier de Gunnar Staalesen, nous montrera sa trombine dans son nouveau film dédié le 25 octobre sur les écrans de Bergen « où il est né et a grandi » et là la (schtroumf la la) fiction reprend le dessus. Il clôturera la fin du 12ième Festival International du Film de Bergen (BIFF). De l’imagination d’une appellation en vogue un peu partout selon les villes où l’on se trouve, soit dit en passant.

Alexander Eik, qui s’y est déjà collé, rempile à la réalisation, Trond Espen Seim également dans le rôle titre, avec à son côté Lene – Barbie Girl – Nystrøm, déjà joliment remarquée dans le Deliver Us From Evil de Bornedal.

Le titre : I mørket er alle ulver grå en norvégien, La nuit tous les loups sont gris dans la langue de Jean-Claude Van Damme. D’où le jeu de mot, finalement d’une pertinence rare, du titre de ce billet. En parlant encore et toujours de titre, ce film en propose un autre, un peu étonnant : « Saison 2, épisode 4 ». Des films ciné et TV l’ont déjà précédé et la franchise joue à fond les ballons. J’en cause maintenant de cette saga pour plusieurs raisons : d’abord, je n’avais jamais encore abordé ce phénomène local (hop, c’est fait), ensuite il faut avouer que la vidéo ci-dessous laisse augurer un divertissement tout à fait correct – entendre par là : efficace même si un peu trop dans l’air du temps dans la forme – et enfin les avis que je trouve sur la toile quant au bouquin sont assez jouasses. DONC c’est peut-être par cette face là qu’il faut s’attaquer à cette montagne culturelle qu’est Varg Veum quand on ne connaît pas l’univers…

Résumé (du livre) : Abandonné par la femme qu’il aime, Veum se met à fréquenter les bars.
Il y fait des rencontres, bien sûr. Pas forcément galantes. Un policier à la retraite se confie à lui, et s’épanche sur d’anciennes affaires. L’une d’entre elles l’a particulièrement marqué, car il est persuadé que le véritable coupable court toujours : l’incendie d’une usine de peinture au début des années 50, qui avait fait de nombreuses victimes. Veum s’ennuie, alors il y repense un peu, à cette affaire soi-disant non élucidée.
Mais quand le policier retraité se fait renverser par une voiture, y survit mais meurt mystérieusement le jour de sa sortie de l’hôpital, le privé cesse d’y penser : il s’attelle à la tâche. Alors, après les bars, c’est le milieu des SDF qu’il se met à fréquenter.