14/20 – Quand un éléphant sniffe de la coke, peut-on dire qu’il barrit White ?

Roy Arnie, Odd, Gaz et Flea, ont été arrachés de leurs zones pour travailler avec Igor Stromowski dans un cirque itinérant russe en pleine déchéance. La coqueluche du cirque, Jimmy, est un éléphant que l’on shoote au quotidien pour qu’il reste « high » dans tous ses shows. Roy Arnie rêve qu’un jour il dirigera son propre cirque et il est convaincu que Jimmy est la clé de son succès. Le soir de la première, Jimmy s’échappe après avoir manqué sa dose. C’est le branle-bas de combat pour le retrouver avant qu’il ne soit sevré…

Un éléphant, ça… ? Allez, vous connaissez la suite ! Une éléphant, ça… ? Bah ça fume ! « Un éléphant, ça fume énormément. » Comme le chat. Rhooooo, c’était pourtant facile de ne pas se « tromper ». Facile aussi, la blague. Ca fume trop, d’ailleurs, un éléphant, beaucoup trop, à tel point qu’il en arrive à faire parfois n’importe quoi l’animal, comme par exemple se planquer quelques kilos de cocaïne dans la fesse droite avant de la recoudre pour, peinard, trimballer sa drogue ni vu ni connu et… Avouons-le, l’histoire n’est pas tout à fait celle-là. Mais on s’en rapproche beaucoup, si si…

La mafia lapone en action. On est poli en Laponie.

« Dumbo et Les Fabuleux Freak Brothers » qu’il aurait pu s’appeler cet anime tant on pense à la bédé US culte et soixante-huitarde de Shelton. Qui se moquait des Pieds Nickelés comme Free Jimmy défonce du Walt Disney. Une bande de dégénérés qui veulent sauver tous les animaux de la terre, quelques truands, ainsi que la mafia Lapone (il y a une mafia en Laponie ?) s’entrecroisent dans la joie et la bonne humeur sur un canevas très Guy Ritchie (Arnaques, crimes et botanique, Snatch…) pour récupérer ce qui se cache dans la pauvre fesse de ce pauvre éléphant. A part quelques baisses de rythme par-ci par-là, une musique symphonique ambitieuse en lieu et place d’une BO rock’n roll qui aurait peut-être été là plus pertinente et un scénario parfois un peu trop foutraque : ça passe.  C’est gonflé, ce qui est de l’ordre de la normalité pour un pachyderme, politiquement très incorrect, graveleux, avec plusieurs gags qui font mouche – autour du postérieur de l’éléphant tant qu’à faire – et un final aussi surprenant qu’émouvant qui achève non pas les chevaux mais bel et bien l’éléphant.. qui achève donc de faire de cet anime une réussite. Jimmy n’oublia d’ailleurs pas d’embarquer avec sa trompe en 2007 – hop ! – le Cristal du long métrage au Festival International du Film d’Animation d’Annecy. Amplement mérité.

On prend son élan et on court, Jimmy.