Does the best always go west, Erneste ?

Yes ! Let’s drive to the west because we need money, Bob.

Un petit bilan s’impose. Morose ? Un peu, oui, parce que les films attendus nous parviennent au compte goutte, contrairement aux talents d’en haut qui s’en vont tous à l’ouest ou, tout du moins, tentent d’y aller, en masse et fissa. Le rêve américain a encore de beaux jours devant lui. On les attend, ces films d’émigrés, bien sûr, et de pied ferme, parce qu’ils vaudront sans doute le coup. Tinker, Tailor, Soldier, Spy de TomasLet Me Go In USAAlfredson est un film d’espionnage qui promet, ne serait-ce que par la classe de son casting, dominé par un Tom Hardy qui connaît bien le nordique pour avoir déjà tâté du Nicolas Winding Refn sur Bronson. Refn, puisqu’on en parle, bosse sur son bien ricain Drive avec Ryan Gosling, une histoire de bagnoles comme l’indique ce titre plutôt basique, si ce n’est primaire. Ole Bornedal y va aussi de son petit Dibbuk Box, film d’horreur teenage américain, mais lui tournera son gros film de guerre danois, 1864, dans la foulée. Si cela peut lui permettre d’un jour nous balancer la comédie musicale à laquelle il – et je – rêve, tant mieux. On en a déjà papoté. Anders Thomas Jensen ? Il scénarise Susanne Bier, et on attend toujours avec impatience – de Bier ferme, donc – son paraît-il très beau Heaven, « Revenge » à en croire Allociné, prévu chez nous en mars prochain.

Quoi d’autre… Reykjavik-Rotterdam : pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Normal, la France n’est pas sur le chemin. A cette vitesse, on aura le remake avant l’original dans l’hexagone. Snabba Cash ? Même punition ! Rare Exports, Norvegian Ninja, Troll Hunter ? Ceux-là, on peut y croire, encore que le premier causant pôpa Noël, peut-être n’y aura t’on droit que l’année prochaine afin de coller à l’actu. Le programme du proche Festival Fantastic’Arts 2011 de Gerardmer n’est pas encore connu, peut-être que nous y trouverons quelques surprises alléchantes, dont celles-ci. Le programme du Festival du Cinéma Nordique de Rouen est bien connu, lui, par contre : il n’y aura rien ! Mais il a une bonne excuse : il est mort et enterré ce Festival, la dernière session a eu lieu cette année, après 23 ans de bons et loyaux services. La crise n’est pas une illusion d’optique. A bientôt, Rouen, on l’espère… On attend d’autant plus l’édition Ciné Nordica 2011, en mars prochain si tout va bien, qui nous révèlera peut-être quelques jolies pépites, modestes par le budget mais riches par le contenu. Ca s’est déjà vu… L’attente crée le besoin ? Assurément.