reykjavik-rotterdam

L’avalanche d’infos qui circule sur le net fait que l’on en vient à s’informer de plus en plus de trucs un peu trop en amont des trucs qui nous intéressent vraiment, non ? Avant il y avait la bande-annonce et les affiches (aaah ce « Fight » sur une première affiche, doublé d’un « Futur » sur la deuxième, clôturée par un « Fight the futur ! » pour la troisième de l’inoubliable « X-Files, Le film » !), ensuite est venu le « teaser », à savoir la mini bande-annonce (3 notes de musique, une grosse papatte de dinosaure, un titre et c’est marre) et maintenant on a les castings en live et les photos de début de tournage !  Pour les festivals c’est idem, on en arrive à parler des nominations des films étrangers qui concourent aux Oscars américains pour pouvoir être… nominés. On s’en tape ? Un peu, oui, mais ça fait causer, ça rempli les sites stériles comme le mien et ça crée du clicouille qui chatouille en plus. Bientôt on aura comme scoop l’échographie du réalisateur qui, dans 30 ans, réalisera une nouvelle adaptation d’un bouquin de Lindqvist. Dingue.

Si je participe à la folie ambiante ça n’est bien évidemment pas par opportunisme mal placé (meuh non), c’est juste parce qu’il est important de vivre avec son temps. Notez donc que le danois Terribly Happy de Henrik Ruben Genz, l’islandais Reykjavik-Rotterdam d’Óskar Jónasson et le norvégien Max Manus by Espen Sandberg and Joachim Rønning (… et je laisse le le vilain copié/collé) rejoignent le suédois Involuntary et le finlandais Letters to Father Jacob dans la course à l’Oscar du meilleur film étranger. En langue étrangère s’entend, et cent ans c’est beaucoup.

Terribly Happy on l’a déjà abordé, Max Manus ça ne va pas tarder (mais faites le vous-même, y’a tout sur le net) et aujourd’hui c’est Reykjavik-Rotterdam qui s’y colle. Pourquoi ? Parce que la chose existe depuis 2008, qu’elle est en partie produite par Baltasar Kormakur (j’adore ce nom), le réalisateur du remarqué Jar City – ici acteur principal –, que le film a remporté 5 EDDA awards dans son pays d’origine, dont celui du meilleur réalisateur et de la meilleure musique de film, et que cette dernière est signée Bardi Johannsson, qu’on a déjà interviewé chez nous pour sa chouette composition sur le vieux culte Häxan.

La bande-annonce trouvable ci-dessous donne la bave aux lèvres à tout fana de polar urbain et, cerise sur le gâteau, d’après IMDb un remake US serait déjà (on s’)en branle avec pour remplacer Baltasar Kormakur l’inégal Mark Wahlberg. J’espère pouvoir découvrir l’original avant d’encaisser le remake, et là pour le coup j’ai comme un doute…

Kristofer (Baltasar Kormakur donc), agent de sécurité au passé trouble de trafiquant d’alcool sur le trajet Islande-Pays Bas, est tenté de renouer avec ses anciens démons sur les conseils d’un ami peu recommandable…

BA directe en VO non sous titrée

BA téléchargeable en vosta sur le site officiel (en bas de page)