… Le mal s’annonce et bande la bête !

21020

Souhaitant changer complètement de vie, Johannes, sa femme Pernille et leurs deux enfants quittent la ville pour un village en campagne, lieu dans lequel Johannes passa toute son enfance. Quand Lars, le frère de Johannes, renverse accidentellement Anna, une habitante du coin, et met en place des fausses preuves pour accuser Alain, un immigré, Johannes choisit alors de s’y opposer en prenant la défense de ce dernier. Au village de révéler bientôt son côté sombre…

Après les zombis nazis, ce sont les vilains cabots qui reviennent en force ! Ceux de paille, en particulier, qui nous bottèrent bien l’aiguille, mis en boîte par Sam Peckinpah en 1971 dans une œuvre fondatrice du genre « survival », un cran au-dessus du déjà très puissant Délivrance de John Boorman, débarqué un an après.

« Délivrance », un mot dont il est question dans la dépêche du jour puisque le titre du film qui nous intéresse se trouve être Délivre-nous du mal, en anglais Deliver us from evil, en danois Fri os fra det onde… et en espagnol ? Sans doute quelque chose comme Bosque de sombras, aka The Backwoods de Koldo Serra (2006), déjà une sorte de remake – sympathique – des « Chiens de paille » dans lequel on  pouvait entendre Gary Oldman « habler » espanol.

A la vue du trailer, on se dit que le réalisateur danois Ole Bornedal (le très bon Nightwatch de 1994, son auto-remake US en 1997, puis d’autres trucs après…) reprend du poil de la bête et s’en vient nous pondre sa version danoise du pamphlet héroïque du grand Sam. A la bonne heure, d’autant que Pernille est ici jouée par la mimi Lene Nystrøm (photo), chanteuse du groupe « Aqua » et du tube interplanétaire Barbie Girl. Changement de registre total…

Deliver us from evil : bande-annonce (Youtube)

Sorti le 04 mars dernier au Danemark.

Réflexion, double ration : Si, pour les zombis nazis on peut, je me cite, « s’inquiéter de ce qu’ils débarquent massivement au cinéma à l’heure où les extrêmes politiques, tout autant faisandés, reprennent du poil de la bête un peu partout en Europe », on peut tout aussi bien se rassurer de voir dans la catégorie « … et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps d’avoir à choisir un camp » ( JJ Goldman, « né en 1917 à Leidenstadt ») que certains, même en infériorité, décident de choisir le bon. A savoir sauver ce benêt d’Alain(*) ! Faut dire, c’est un peu toujours la faute aux expat’ français quand même hein. Ils cherchent les embêtements aussi, à venir  ainsi piquer le boulot des honnêtes danois.

(*) : après vérification : Alain est bosniaque, pas français. L’honneur est sauf camarade !