arnMagnons-nous Magnusson !

Arn Magnusson, moine cistercien, se rend en Terre sainte pour expier une faute et défendre Jérusalem. Mais il prend peu à peu conscience que son ennemi, Saladin, n’est pas le monstre qu’on décrit…

Pour ceux qui trouvent que le Kingdom of Heaven de Ridley Scott est bien joli mais un brin mou du genou, à cause, sans doute, des articulations d’une armure trop lourde à porter pour l’elfe Orlando Bloom, sachez que la très attendue adaptation dano-suédo-finlando(bloom ?)-britanico-norvégeo-allemande de La Trilogie des Croisades devrait sortir d’ici fin 2009 sur nos écrans.

Comme pour l’épique Red Cliff chinois de John Woo, dont j’ai d’ailleurs causé ici, les deux films Arn – Tempelriddaren (2007) et Arn – Riket vid vägens slut (2008), respectivement en anglais The Knight Templar et The Kingdom at the End of the Road, n’en feront sans doute qu’un grâce à la magie (noire) du montage international. Les titres des films reprennent ceux des tomes 2 et 3, la trilogie de l’écrivain suédois Jan Guillou se terminant au ciné avec « the end of the road », la fin de la route. Ce pack de 2, la production ciné la plus chère à ce jour pour la Suède, clôt donc une trilogie avec juste un second opus. Le premier bouquin, « The Road to Jerusalem », est ici zappé ou, c’est plus probable, incorporé au premier film. Les trois mousquetaires étaient quatre, La Trilogie des Croisades, elle, est deux. C’est possible ça ? ?

Les deux films sont réalisés par le danois Peter Flint, à qui l’on doit un polar réputé, Mastermind (Wallander, 2005) et la musique est signée Tuomas Kantelinen, qui s’inspire a priori beaucoup du score d’Howard Shore sur Le Seigneur des Anneaux… Ca, c’est dit. Arn est joué par un transfuge de séries TV, Joakim Nätterqvist, et c’est la belle Sofia Helin qui joue le rôle d’Eowyn, jeune femme esseulée qui… ah non pardon, le rôle de Cécilia veux-je dire. Pour rigoler un peu, notons la présence d’un Français dans le casting : Vincent Perez (bah ! Vincent ! ?), dans le rôle du, hum, du frère Guilbert. Un petit rôle, le frère Guibert. Mais quand même, le frère Guilbert quoi. Il paraît qu’il lui apprend à se battre. A Arn. Le frère Guilbert. Au début. Du premier film.

Quelques autres anecdotes histoire de s’occuper jusqu’à Jérusalem ? Le second film vient de remporter le Prix du Public aux derniers Guldbagge Awards 2008, l’équivalent des Césars suédois, grillant ainsi dans cette catégorie le pourtant monstrueux Let the one right in (Låt den rätte komma in) de Tomas Anderson, ainsi que le mélodrame multi récompensé Everlasting Moments (Maria Larssons eviga ögonblick). La trilogie, pondue de 1998 à 2000, a été lue par près de 5 millions de suédois. Sachant qu’au total ils sont à peine plus de 10 millions, cela nous fait une bonne moitié d’adeptes et explique sans doute cela. Il n’en reste pas moins que les bandes-annonces des deux films donnent envie de découvrir la chose pour qui adore voir des « chwals » au galop, de fiers guerriers belliqueux et de jolies princesses, tout sourire, avec des fleurs dans les cheveux…

Avis d’un givré

Bande-annonce The Knight Templar, disponible sur le site officiel (avec du Vincent Perez barbu dedans)

Bande-annonce de The Kingdom at the End of the Road, sur Youtube (avec un peu de Braveheart dedans. Mais chut)

Jan Guillou, sur Wikipedia : un individu complexe et « subversif », comme on dit.

Clip dispo sur Youtube de la chanson du film, « Där du andas », par Marie Fredriksson (ex-Roxette, pour les vieux qui connaissent, aka le groupe de pop suédois à l’origine du morceau « Listen to your heart » repris il y a peu).

Sources : Paris Match, Wikipedia, Arnmagnusson.se, Sfi.se, Twichfilm.net.