Scary Stories to Tell in the Dark (Andre Øvredal, USA, 2019)

Dans un manoir abandonné, un groupe de jeunes trouve un livre qui raconte des histoires terrifiantes. Mais cette trouvaille n’est pas sans conséquence : la lecture du livre permet à ses effroyables créatures de prendre vie… La petite ville va alors faire face à une vague de morts particulièrement atroces, et chacun devra affronter ses pires peurs pour sauver les habitants et arrêter ce carnage.

Présenté par ici, ce film de notre Norvégien préféré surprend dans le bon sens du terme. Sur un canevas qui pourrait être issu de la franchise « Chair de poule », Scary Stories fait peur, conserve un 1er degré constant, ne se moque pas de son public et se termine quasiment sans concession. Une voix off ajoute une aspérité, mais sans illustration à l’image et laisse à un hypothétique second opus le choix de sauver les victimes ou non. Chouette !

Petite référence à venir pour les kids courageux – après Strangers Things – Scary Stories ne secouera l’ancien que je suis que sur une scène étouffante. Dans un hôpital, une horrible sorcière se démultiplie dans les couloirs et encercle un pauvre gamin pour finir par l’avaler dans son gros corps gras. Dégueulasse et flippant. La note d’intention de se référer à Poltergeist est respectée : là se situe la tonalité. Elle supplante l’inoffensif Dark Floor, auquel j’ai souvent pensé, si l’on se réfère aux pays nordique, mais reste en deçà d’un Fragile de Balaguero, auquel j’ai aussi beaucoup pensé, et si l’on s’éloigne cette fois du sujet de ce blog.

Pour les plus grands, toutefois, vivement que le projet de ce même réalisateur sur le voyage du Demeter, vaisseau par lequel Dracula arriva en Angleterre, voit le jour. Ou la nuit.

Kon-Tiki (Joachim Rønning et Espen Sandberg, Norvège, 2012)

Avec cinq compagnons, Thor Heyerdahl, anthropologue, archéologue et navigateur norvégien, effectua en 1947 la traversée entre Callao (Pérou) en Amérique du Sud et l’archipel polynésien des Tuamotu sur un radeau, le Kon-Tiki. Il s’agissait de prouver que le peuplement de la Polynésie avait pu se faire depuis ce continent.
À cette fin, l’expédition utilisa les techniques de navigation qui pouvaient être connues à l’époque de la civilisation inca : le radeau était constitué de troncs de balsa abondants dans cette région de l’Amérique du Sud ; le radeau était propulsé par une voile mais le courant de Humboldt qui porte à l’ouest vers les îles polynésiennes joua un rôle majeur.
La traversée de 8 000 km dura trois mois et demi et fut un succès ; le moment le plus dangereux fut l’arrivée à bord de cette embarcation non manœuvrable sur une île inhabitée des Tuamotu, défendue par une barrière de corail battue par les vagues (source : Wikipedia).

Contigo sur un radeau

« Ne jamais tourner en mer ! » dit un Spielberg exténué après le tournage éprouvant des Dents de la mer. Qui fut rude, mais méritoire : le film est un classique. Sans en dire autant du Waterworld des deux Kevin (Reynolds et Costner), sa version longue disponible à l’import le replace comme très bon film post-apocalyptique et son tournage tout autant mémorable que calamiteux permet le ressenti des embruns au spectateur, qui finit la pellicule la peau salée par la mer – et ce sans l’appel à la technologie 4DX, siouplé ! L’histoire du Kon-Tiki nécessitait cela, la perception du réel, comme dans les deux films précités. Étrangement, même si l’on peut lire ici ou là que la démarche fut la même, on peine à le croire tant le ressenti en est loin. Malgré le fait que ce film fut le plus cher jamais tourné en Norvège (près de 17 Millions selon IMDb), on se croirait parfois dans un film des années 50 tourné en studio. Ca ne tangue pas et les éclaboussures sont rares. L’approche scénaristique, orientée aventure lambda, standardisée dirais-je même, participe de cela. J’en veux ce mélo convenu entre le héros en mer et sa femme esseulée au pays, ou cette anecdote sur un « personnage » ré-écrit, rendu « nerveux » par le scénariste, à la consternation de sa fille, qui conteste les faits. Le coupable s’en explique : « l’aventure sur le radeau s’est trop bien passée en réalité. Il n’y a pas eu de conflit ! Il en fallait pour rendre le film excitant ». Voilà pourtant un poncif de plus qui rend davantage encore anecdotique le film. Il aurait été bienvenu de montrer un esprit d’équipe efficace, justifié par les hostilités en présence – peu de monde accompagna le projet à l’origine – et un vrai contexte de survie, tout comme dans une navette spatiale. Les réalisateurs auraient pu choisir ce prisme, après tout ils avaient déjà abordé la guerre avec Max Manus (tout autant hollywoodisé vers le bas à mon sens). Knut Haugland, opérateur radio sur le bateau, participa, tout de même, à la célèbre bataille de l’eau lourde.

Dans le bouquin que j’ai lu cet été, et un peu dans le documentaire de 1950 disponible sur YT, qui obtint l’Oscar du meilleur doc en 51, on développe l’aventure préalable en Équateur, passionnante quand il s’agit d’aller récupérer dans la jungle des troncs de balsa pour construire le radeau. A la lecture du récit de Thor Heyerdahl, « L’expédition du Kon-Tiki », ce fut carrément épique : on pense au Sorcerer de Friedkin, à Aguirre de Herzog ! Dans le film ? « Et comment trouvera-t-on des troncs de Balsa » dit l’un. « Ben t’es assis dessus », dit l’autre. Le choix de l’ellipse, prévisible, déçoit. Il est vrai que l’aventure en mer ne paraît pas toujours dangereuse à la lecture. On est proche du réel à l’époque, on n’est pas à s’imaginer comme maintenant tel ou tel comportement crédible selon la norme cinéphile du jour. Nos professionnels, organisés, gèrent, s’entraident ; ça fonctionne. Dès lors, on y parle plus souvent de pêche et des différentes sortes de poissons rencontrés. Les requins sont des proies pour ces redoutables navigateurs, qui leur préfèrent plus volontiers le thon. L’échouage sur une île reste impressionnant (dans le livre), et l’émotion – le narrateur du livre et du doc est pragmatique – vient surtout du perroquet, cet animal qui les accompagne sur une bonne partie de leur périple avant de disparaître un beau jour au détour d’une vague. Le film ne gardera pas le perroquet, il lui sera préfèrera un gros requin en vfx, censé être impressionnant, mais commun à force d’en montrer. Ca devient banal et ça sonne faux en fin de compte. A croire, peut-être, que cette histoire est réservée à l’histoire et au documentaire, non à la fiction. Même s’il y avait matière à autre chose.

Toujours est-il qu’avec ce film et leur money shot du requin baleine sous le bras, les réalisateur partiront aux USA tourner un Pirates des Caraïbes et le dernier Maléfique Disney avec Angelina Jolie. Ils ont trouvé là film à leur talent : il est calibré pour la 4DX.

[MAJ]Quand nous verrons enfin « Quand nous étions sorcières »

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[MAJ] Ajout pertinent de la très belle bande-annonce officielle liée à cette sortie ciné :

J’en profite : j’y suis allé sur cette falaise de roche étrange, vraisemblablement les « orgues basaltiques » de Reynishverfi, près de Vik, au sud de l’Islande. Preuve en est avec – farfouillage dans mes fichiers – cette ancienne photo du touriste Nonø perché au milieu. Classique plan d’un touriste de passage :

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Quand nous étions sorcières de la réalisatrice américaine Nietzchka Keene, resté jusqu’à ce jour étonnamment inédit en France, sortira dans nos salles le 08 mai 2019. Étonnamment parce que, daté de 1990, il marque la première apparition de Björk à l’écran. On peut penser qu’il aurait dû, durant sa période de gloire, ressortir des cartons. Elle n’avait alors que 20 ans sur ce film. L’œuvre, inspirée d’un des contes les plus cruels des frères Grimm, Le genévrier, fut entièrement tournée dans les beaux paysages de l’Islande. Elle s’imprègne, aussi, du folklore de ce pays. Ce film en noir et blanc a fait l’objet d’une restauration 4K à partir du négatif 35mm original par le Wisconsin Center for Film & Theater Research et la Film Foundation, avec la participation de la George Lucas Family Foundation.

À la fin du Moyen-Âge, la jeune Margit et sa sœur aînée Katla fuient dans les montagnes après que leur mère a été brûlée pour sorcellerie. Elles trouvent refuge chez Jóhann, un paysan veuf qui élève son petit garçon Jónas. Tandis que Margit et Jónas se lient d’amitié, Katla entreprend de séduire Jóhann. Persuadé qu’elle a ensorcelé son père, Jónas nourrit une haine profonde envers Katla. Pendant ce temps, Margit a des visions de sa mère défunte et se réfugie peu à peu dans un monde imaginaire.

 

L’impensable / The Unthinkable / Den blomstertid nu kommer (Victor Danell, Suède, 2018) : avis d’un givré

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Alors que la Suède subit une attaque mystérieuse supposée terroriste, Alex est forcé de retourner dans son village natal. Il y retrouve Anna, son amour de jeunesse, ainsi que Bjorn, son père qu’il n’a plus vu depuis plusieurs années. Ensemble, ils devront renouer les liens brisés afin de survivre dans un pays plongé dans le chaos… en attendant le prochain assaut.

Inimaginable !

J’ai déjà évoqué ce film et . J’en attendais peut-être trop, toujours est-il que pour ma pomme voilà une bien cruelle déception. Question mise en scène, jeu d’acteur, vfx, optimisation du budget etc : RAS, c’est du bon, mais alors je ne m’explique pas ce scénario indigent ni cette narration catastrophique. Les p’tits gars de ce collectif suédois Crazy Pictures ont auparavant pondu un max de court-métrages gonflés, imaginatifs, rythmés – checkez la toile – avant de passer à ce long qui ne leur ressemble aucunement. Prépondérance pénible de la nation, 1er degré constant très balourd, poncifs dramatiques, etc : tout s’enchaîne salement. Et on ne décèle aucun humour à l’horizon, ce qui est un comble pour cette équipe que je n’avais pas hésité à comparer aux Monty Python suédois aux vues de leurs travaux !

La narration s’empêtre dans les différents points de vue, nous gratifie d’une mise en place aussi longue qu’éprouvante, peine à agencer les progressions parallèles d’un père et de son fils, nous colle sa première scène d’action sur un autre personnage, une ministre, dont à cet instant on se fout éperdument (!) Enjeux foireux, ennui gênant, générique de fin libérateur… Aïe, en voilà  un sacré nanar ! Mais pourquoi diable ont-ils choisi la difficulté du canevas choral ? Pourquoi vouloir à ce point singer Roland Emmerich ? Allez, c’est évident, peut-être sans doute ce film est-il une énième carte de visite qui ne s’adresse pas au public, mais à Hollywood. Si c’est le cas – le Prix du jury à Gerardmer me donne tort – ok les gars, faites vos trucs dans votre coin, mais attention : beaucoup de spectateurs ne cautionneront pas le CV. Ni les distributeurs à l’usure.

L’impensable à Gérardmer : une razzia de prix pour des Suédois

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Après s’être fait remarqué aux hasards du PIFFF fin 2018, le Suédois The Unthinkable, déjà présenté ici, a remporté le Prix du jury au dernier festival de Gérardmer. Il est ex-aequo avec Aniara, réalisé par ses compatriotes Pella Kågerman & Hugo Lijlja. On le découvre :

Après avoir fini d’exploiter la Terre, ce qui reste de la population humaine lance plusieurs vaisseaux dans l’espace pour transporter des colons vers leur nouvelle maison : Mars. Un de ces vaisseaux s’appelle Aniara. L’engin, qui ressemble à un immense centre commercial, offre tous les services nécessaires à satisfaire une société profondément consumériste et destructrice. Tout semble bien se passer jusqu’à ce qu’un accident le fasse dévier de sa trajectoire (allocine).

A la vue du trailer ci-dessus, le film a tout du film indé dans l’espââce, pourtant il a, donc, obtenu ce prix, et en creusant un peu on lit qu’il est tiré d’un recueil de poèmes de « Harry Martinson, un écrivain et poète suédois. Lauréat du Prix Nobel de littérature en 1974, il appartient à la mouvance des écrivains prolétariens » (Wikipedia) :

Les cent trois chants de cette épopée nous invitent au dernier voyage de l’humanité, enfermée dans le tombeau spatial Aniara, qu’une fausse manœuvre a condamné à errer indéfiniment dans l’espace. Écrit entre 1953 et 1956, en pleine guerre froide, ce poème de science-fiction inaugure la critique du développement technologique nuisible à la nature comme à la vie sociale. Très controversée au moment de sa parution en Suède, cette odyssée de l’espace connut en revanche un succés populaire immédiat (agone.org).

Le Grand Prix a lui été remis à un énième opus de la saga horrifique des Puppet Master, The Littlest Reich. Sa particularité : avoir été également réalisé par des Suédois, Sonny Laguna et Tommy Wiklund, à qui l’on doit quelques modestes péloches horrifiques du Royaume : Cabin of the Dead, We are Monsters et Blood Runs Cold.

Pour finir, évoquons le cas Zoo, film hors compét’ du Suédois Antonio Steve Tublen. Il est dialogué en anglais, mais vient bel et bien de là-bå.

La vie conjugale de Karen et John a volé en éclats le jour où ils ont appris qu’ils ne pouvaient pas avoir d’enfants. Ils vivent depuis comme des zombies, emprisonnés dans la routine de leur quotidien et au bord de la rupture. Lorsque le monde est frappé par une pandémie qui transforme la population en morts-vivants, le couple s’enferme à double tour dans leur appartement en attendant les secours. Alors que le monde extérieur s’effondre, la promiscuité va les rapprocher et leur amour perdu renaître… (http://festival-gerardmer.com).

Construit sur le canevas usuel du huis-clos sur fond d’invasion zombie, à en croire les avis lus ça et là ça fonctionne pô mal. Nota : Tublen est le seul ici à ne pas se revendiquer d’un collectif ou d’une paire de réalisateurs.

 

 

 

[MAJ] Les enquêtes du Dept V, épisode IV (ça se rapproche) : Dossier 64 (on s’éloigne)

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[MAJ] Le 7 mars, « Les enquêtes du département V : Dossier 64 » sera disponible en e-cinéma.

Le département V est sous tension depuis le départ annoncé d’Assad, partenaire de l’inspecteur Carl Mørck. Pour leur dernière enquête, c’est une macabre affaire qui les attend. Suite à la découverte de trois squelettes cachés derrière la tapisserie d’un vieil appartement, les enquêteurs, assistés de Rose, doivent ressortir un dossier datant des années 1950, dans lequel des femmes étaient internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, sur l’île de Sprogø.

[19/01/18] Le Département V : c’est reparti ! Les inspecteurs Carl Mørck et Assad reprennent du service dans le 4e volet de la saga Les enquêtes du Département V, dont le tournage débute aujourd’hui. Adapté du 4e tome de la saga écrite par Jussi Adler-Olsen, Dossier 64 est réalisé par Christoffer Boe (entouré ici de Fares Fares et Nikolaj Lie Kaas).

Retour à un « jeunot » après le vétéran Norvégien Hans Petter Molans, qui signa le volet Délivrance qui suivait Miséricorde et Profanation, réalisés, eux, par Mikkel Nørgaard (voir mon entretien)

Christopher Boe dispose jusqu’alors d’une filmographie assez éclectique, que ce film-ci, ainsi que son projet Hitman’s Guide to Housecleaning, s’il se concrétise, feront pencher côté polar. At følge…

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16 copies du dossier 64 circulent. On les a toutes ava – hips – lées !…

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Polar polaire

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Un énième John Wick‘s like débarque sur Netflix, oui, mais avec Mads et c’est réalisé par un Suédois, Jonas Åkerlund, qui nous vient du clip (US, checkez la toile). La bande-annonce « annonce » clairement du netfilm, en effet. C’est nouveau, ça vient de sortir, je dépose le brevet de cette appellation. Le netfilm se trouve entre le téléfilm, le film et la VOD, mettons. C’est qu’il devient exigeant le téléspectateur !

Communiqué de presse :

Duncan Vizla, alias Black Kaiser (Mads Mikkelsen), le plus grand assassin au monde, se fait peu à peu à sa vie de retraité. Mais quand son ancien employeur décrète qu’il est un frein à son business, il est contraint de reprendre du service. Bien malgré lui, il doit affronter une armée de tueurs, jeunes, dynamiques et féroces, prêts à tout pour le réduire au silence.

Polar est réalisé par Jonas Åkerlund, scénarisé par Jayson Rothwell et produit par Jeremy Bolt, Robert Kulzer et Hartley Gorenstein. Avec Mads Mikkelsen, Vanessa Hudgens, Katheryn Winnick, Matt Lucas, Ruby O. Fee, Fei Ren, Anthony Grant, Josh Cruddas, Robert Maillet, Julian Richings, Johnny Knoxville et Richard Dreyfuss. Polar est adapté du roman graphique édité par Dark Horse : “Polar : Venu du froid” de Victor Santos.

The Guilty (Gustav Möller, DK, 2018)

Une femme, victime d’un kidnapping, contacte les urgences de la police. La ligne est coupée brutalement. Pour la retrouver, le policier qui a reçu l’appel ne peut compter que sur son intuition, son imagination et son téléphone.

Lâchons quelques mots sur ce coupable sympathique, car il est bien fichu, son scénario se tient, le traitement global est bon, la bande son également, tout comme l’acteur qui tient ce huis clos sur ses épaules, le même Jakob Cedergren que dans l’honorable Terribly Happy.
Tout au plus ai-je grillé un twist déjà abordé dans le film (danois aussi, tiens) A Second Chance, de Susanne Bier.
L’on pourra, aussi, se servir de ce concept à base de conversations téléphoniques pour mettre en avant la série française Calls, davantage culottée encore me semble-t-il.
A la réalisation, c’est un premier film, et comme d’habitude avec ce qui nous vient du nord, on espère que l’artiste n’a pas là son ticket pour partir tourner aux USA, et qu’il nous intéressera encore à son Pays sur quelques longs locaux. Qui auront davantage à dire et à montrer qu’un simple exercice de style, aussi réussi soit-il. Il l’est indubitablement, mais je ne ressens pas le besoin ni l’envie de m’étendre davantage sur l’œuvre, ce qui est un signe (soit sur le film, soit sur ma propre évolution de cinéphile, c’est à voir).

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Le NFI dans la FMI ?

Non pas « le » FMI », mais « la » FMI, à savoir la « Force Mission Impossible » comme qu’y disent dans la série de films avec Tom Cruise. Je sors de la séance du dernier en date, très divertissant, surpris toutefois par un NFI – Norwegian Film Institute – figurant aux crédits. Est-ce dans le forfait Kristoffer Joner, star révérée chez les trolls et qui tient un petit rôle dans ce Fallout ? Mmmm. Peu vraisemblable. Comme aucune scène du film ne se passe en Norvège, je check la toile et là, PAF ! Une partie censée se dérouler au Cachemire a en réalité été tournée au rocher Preikestolen, une « imposante falaise de Norvège qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord ». Cette « Chaire du prêtre » est un haut lieu touristique local. Tout s’explique, mon bon Monsieur ! Aaaaah, la magie du cinéma…

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ATJ otage du thème de la séquestration

Ce titre résume mon intérêt pour la news suivante, à savoir le projet du réalisateur danois Niels Arden Oplev (Millenium) d’adapter The Isis Hostage, un bestseller consacré au journaliste Daniel Rye capturé en Syrie par l’EI en 2013.  Le film, dont le tournage devrait commencer en octobre prochain, évoquera a priori sa captivité.

Au scénario, se colle Anders Thomas Jensen,  qui s’est déjà frotté à ce type de trame, ficitonnelle, mais semblable, sur le Brothers (Brødre) de Susanne Bier en 2004. On peut trouver intéressant de voir comment il se renouvellera – ou non  – en articulant cette trame véridique tirée d’un roman à une histoire peu ou prou déjà racontée.

Au casting, on retrouvera Anders W. Berthelsen (Just Another Love Story) et l’on découvrira le jeune Esben Smed.

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