14/20 – California dreamin

Leo et Louise forment un jeune couple à Copenhague. Leo sort très souvent avec ses amis, mais Louise préfère, elle, rester à la maison. Lorsqu’elle lui apprend qu’elle est enceinte, Leo devient distant et très violent. De son côté, Lenny, ami de Leo, passe ses journées à louer des vidéos et à en voir. Un beau jour, il croise Léa…

La traduction la plus évidente pour « Bleeder » serait « hémophile », à savoir un individu malade qui perd trop et trop facilement son sang faute de coagulation normale. Une autre concernerait le phlébotomiste, spécialiste qui pratique les saignées. Internet me suggère que des veines peuvent aussi se voir concernées par cette appellation. Laissons-les de côté. Pas de veine ? Voilà pour le littéral. Basculons dans l’image, le cinéma, et relions ce titre à cette histoire par un « spoiler », à savoir le dénouement du film. Il m’est peu aisé de développer plus avant sans le dévoiler mais choisissons ces deux appellations et, soyons fous, inventons un nouveau mot, le joyeux néologisme « phlébothémostophile ». Associons la faiblesse, la maladie, à une force, une arme qu’elle pourrait se voir devenir. Car en se scarifiant, l’hémophile ne subit plus, il agit. L’œuvre parle ainsi d’hommes secoués par la vie qui traînent leurs lourds fardeaux en essayant d’avancer à l’aide de choix pour le moins téméraires. Quitte à, ainsi, choisir leur propre mort. Sans filets ! Dans Bleeder, Refn, comme il le fera par la suite, nous parle de lui, de ses états d’âmes, de son feeling du moment. Même si lui-même affirme qu’un Pusher 2 n’est pas autobiographique, il traduit une sensation liée aux évènements de sa vie. Sa récente paternité d’alors suit celle à venir dans Bleeder, deuxième long métrage du réalisateur après Pusher premier du nom d’un grand bonhomme : quels bons films !

Souvent bavard, dans le bon sens du terme puisqu’on pense beaucoup au Clerks de Kevin Smith, Bleeder, tout comme un film de Quentin Tarantino, se charge de références et de clins d’œil cinéphiles à tout un pan du cinéma de genre :  horreur US, actioners US 70’s, kung fu etc, en se posant aussi là comme manifeste cinéphile. Celui qui se sait un peu geek, terme alors non encore usité mais que Refn sait déjà péjoratif. On peut d‘ailleurs trouver écho dans le personnage de Lenny qu’incarne Mikkelsen, un autiste cinéphage qui bosse chez un loueur de vidéos, dans cet autre personnage qu’interprète Christian Slater dans True Romance, alors projection de Tarantino sur son scénario, mis en images par Tony Scott. Un premier film caché. Trop de cinéphilie nous fait tourner en circuit fermé à en croire un Refn qui souhaite sortir de cette prison tout en y barbotant quand même parce que, tout simplement, il adore ça. Il élargit sa sphère. Les trois lurons de Bleeder sont tous des projections de Refn, qu’il a écrites, scénarisant tout autour. A en croire une anecdote lue sur IMDb, Madds s’investit à fond en s’en allant, pour de vrai, travailler trois mois dans un magasin vidéo. Geek malgré lui, son personnage Lenny veut s’en sortir. A traduire par : « chercher la femme ». Son ami Léo (Kim Bodnia), lui, va être père. Il n’est pas prêt, pète un câble, perpète se profile, il joue bien le crescendo. Si bien même  qu’après le film il s’en alla – toujours selon cette même anecdote – frapper à la porte de l’hôpital psychiatrique le plus proche pour se faire soigner. Quant au croate Zlatco Buric, Kitjo à l’écran, il incarne un futur que Lenny n’ambitionne pas de devenir, un vieux cinéphile solitaire un brin pathétique.

Trash, électrique, sacrément bien filmé avec ne serait-ce que ce plan séquence de malade au tout début, dans la boutique vidéo, Bleeder nous implique surtout joliment dans la romance entre Lenny et Lea (Liv Corfixen), qui renvoie  à la bombe hongkongaise Chunking Express, de cinq ans son aînée. On a ce même jeu des reflets entre la belle et la vitrine de son snack bar, esthétiquement assez proche de celui que tient la belle Faye Wong dans le chef d’œuvre de Wong Kar Wai. Les deux artistes ont progressé depuis, ils font maintenant figure d’esthètes incontournables de la planète cinéphile. On connaissait WKW, bienvenue à NWR.

Les Givrés vous souhaitent à toutes et tous une Bonne Année 2012 ! Face au réchauffement de la planète, comptez sur nous pour équilibrer la balance. On est sur les dents.

11/20 – Girl Power

Le premier bouquin de Larsson, je l’ai lu, comme tout le monde. Et comme tout le monde, je l’ai aimé. Puis j’ai vu le film de Niels Arden Oplev, comme tout le monde. Et, encore une fois, je l’ai aimé. Comme beaucoup.  La suite ? Honnêtement, j’ai tenu une petite cinquantaine de pages de cette fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Il y avait en effet de quoi rêver à brûler la chose. Je n’y trouvai pas mon compte. Je fus même surpris : je ne reconnus pas le style de Larsson, n’y voyant là qu’œuvre de commande opportuniste ou, pire, œuvre d’un nègre mandaté pour donné au lecteur – ici lectrice, surtout – ce qu’il voulait lire : les aventures de Liesbeth, une théorie du complot improbable, des amourettes houleuses et des révélations familiales primaires. Après un ample « who done it » je me trouvai plongé dans un roman à l’eau de rose de type Harlequin option trashouille, opportuniste, racoleur et putassier, caressant la fibre féministe du sexe dit faible dans le sens d’un poil non encore rasé sur les jambettes. D’où ma non précipitation quant à la découverte des films.

Par contre, le concept de la série me plut assez. Dans ce cadre télévisuel, avec une version longue posée, ce type de récit feuilletonesque trouve sa place, sa raison d’être. Si le film d’Oplev y perd un peu à trop se diluer avec des trames annexes et les mœurs du journal Millenium, sur le petit écran c’est tout le contraire pour la reprise en main signée Daniel Alfredson. Aidé par un casting sans faute qu’il dirige parfaitement, il narre comme il faut le show, donne de la valeur ajoutée à ce script foncièrement débile – c’est mon point de vue – et, surtout, concocte quelques scènes violentes et sexuelles bienvenues. Quitte à sombrer dans le grotesque, il l’assume gaiement. Une scène de saphisme s’avère très excitante et les quelques élans sanglants ne sont pas en reste. L’affrontement entre Liesbeth et son père évoque ni plus ni moins que le final du Vorace d’Antonia Bird, et le tout dernier conflit, l’attendu, est tout nouveau tout beau dans le genre de la série B décomplexée : jubilatoire. Télévisuelle et suédoise cette série B, donc au budget plutôt étriqué mais toute l’équipe s’en sort avec les honneurs, avec comme arguments premiers une Noomi Rapace au charisme étonnamment proche de celui d’un Johnnie Depp, et pour un étranger l’opportunité d’une plaisante promenade à Stockholm ainsi qu’en campagne suédoise. Pour ces différentes raisons, ce fut assez amusant de jouer les prolongations. Même s’il est dommage que l’on paume quelques personnages intéressants en route (quid du jeune boxeur et de la kick-boxeuse ?) et que, j’insiste, cette histoire reste assez piteuse de bout en bout.

La top model suédoise Petra Silander s’associe aux Givrés pour vous souhaiter à toutes et tous un joyeux Noël !!

Dans la bande-annonce de Babycall on voit une Noomi Rapace hanter les couloirs d’un immeuble comme le faisait Sigourney Weaver dans le gigantesque vaisseau Nostromo d’Alien. Parait-il qu’elle s’entrainait pour les besoins de Prometheus, pseudo préquelle signée de ce même Ridley Scott dans lequel il semblerait bien qu’elle tienne le premier rôle. « Elle a des ressemblances avec Ripley mais c’est une femme plus féminine, elle est un peu plus naïve aussi au début (…) c’est une femme pleine de foi, une scientifique, une archéologue. Elle [Elysabeth Shaw] embarque pour cette aventure dans l’espace et va se transformer en une combattante, une guerrière et une survivante » qu’elle nous dit la Noomi (excessif.com). Sortie promise pour mai prochain.

Blague fantaisiste de ma part à part, toujours est il que pour son entrainement dans Babycall elle obtint en novembre dernier le prix de la meilleure actrice au 6ième Festival International du Film de Rome. On a déjà présenté ce film (avant-goût) et (interview sous-titrée pour les Givrés). On l’attend de pied ferme, d’autant que les premiers échos sont plutôt positifs.

Le 05 mars prochain, Noomi Rapace redescendra (peut-être) sur terre, à Berlin très exactement, pour côtoyer Brian De Palma à l’occasion de sa Passion pour le remake du tout dernier Crime d’amour d’Alain Corneau. En espérant qu’il ne soit pas non plus le tout dernier film du réalisateur de Pulsions

On attend également la seule et unique Liesbeth Salander dans le Knockout signé Catherine – Twilight – Hardwicke, un biopic du boxer suédois Bosse Högberg qui sera, lui, incarné par Ola Rapace, mari de vous savez qui à la ville. Elle chantera dans la peau d’Anita Lindblom (cf. photo à gauche).

Et, évidemment, dès le 25 janvier prochain on la verra aux côtés de Sherlock et Watson dans nos cinémas hexagonaux rectangulaires.  Si l’année 2012 s’annonce chargée pour la belle, sa carrière semble très sérieusement lancée…

Après le remarqué Terribly Happy, le réalisateur Henrik Ruben Genz, réfractaire notoire du Dogme de LVT rempile avec une autre adaptation d’un livre d’Erling Jepsen, « Birollen », qu’on pourrait traduire par « Meilleur espoir féminin ». Sans aucun lien de parenté avec le film homonyme de Gérard Jugnot, ce métrage qui prend pour titre Excuse Me (Undskyld jeg forstyrrer) sortira sur les écrans danois dès le 05 janvier prochain.

Résumé : C’est l’histoire d’une belle jeune femme un peu perdue, Hélène, qui, à en croire sa mère, fut une erreur technique dès sa naissance. Assistée d’une série d’étranges coïncidences et de son petit chien, Hélène part en quête de son père, qui, apparemment, s’était enfui avant son arrivée au monde. Elle apprend bientôt qu’il dirige un petit théâtre délabré de Copenhague…

La bande-annonce laisse augurer une comédie à l’humour noir typiquement danois que semble distiller avec bonheur l’ami Nicolas Bro. Si j’avais été, je l’avoue, un peu hermétique devant Terribly Happy – Excusez-moi ! – , je reste curieux quant à un pitch et des images qui me titillent bien ici. Et la belle Sara Hjort Ditlevsen l’est assurément !

Je termine cette petite news par cet extrait intéressant d’une interview de Henrik Ruben Genz piochée sur nordiskfilmogtvfond.com : « (…) Lorsque je travaillais le script en 2009 se tenait ce sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Tout le monde était venu pour sauver le monde et tout le monde s’accorda à dire que c’était un bon projet. Mais au bout du compte personne ne réussit à s’entendre à cause des agendas des uns et des autres. Là, c’est pareil. Ce théâtre, microcosme de notre société, est sur le point de s’éteindre. Tous les personnages – réalisateur, acteurs – sont d’accords sur le fait qu’il faille le sauver mais s’avèrent incapables de concrétiser parce qu’ils n’arrivent pas réellement à s’intéresser à ce projet commun (…) ».

Sur l’île de Beurk, dans un village viking dont l’occupation principale des habitants, courageux et fiers, consiste à tuer les dragons qui s’en prennent régulièrement aux animaux et à la population, le jeune Harold, fils du chef, ne parvient pas à trouver sa place. L’adolescent, n’est pas taillé pour le combat, et, au désespoir de son père, possède davantage de vivacité d’esprit que de fibre guerrière. Un jour, pourtant, la chance lui sourit. Mais au lieu de tuer le jeune dragon pris dans ses filets, il l’apprivoise en secret et découvre l’étonnante vérité sur ces créatures, fléau des Vikings…

16/20 – Draguons Astrid ?

Je viens (seulement) de découvrir ce grand film d’Heroic Fantasy. Passé le choc, j’ai décidé d’en papoté un peu. Pourquoi ? C’est une bonne question. Après tout, voilà un gros budget Dreamworks qui vient des USA et n’a, a priori, rien à faire sur ce blog. A priori seulement, parce qu’en creusant un peu, on en trouve des raisons valables d’évoquer l’œuvre.

Première raison qui se suffit à elle-même : ça cause vikings. Chez les givrés, de temps à autres j’aimerais assez faire le tour de la question et, même, pourquoi pas, pondre un jour un p’tit dossier consacré à ces fiers guerriers nordiques, éternelle source de passionnants fantasmes. Mais comme cela a déjà (très) bien été explicité ailleurs, ne nous pressons pas. Ensuite et surtout parce que Dean Deblois a réalisé la bête. Si le monsieur a déjà construit, avec l’aide de son comparse Chris Sanders, le très réussi Lilo & Stitch pour les besoins de Disney, avec un Stitch possédant clairement un lien de parenté félin avec le dragon Crocmou qui m’intéresse aujourd’hui, cinq ans plus tard c’est en Islande qu’il s’en est allé suivre à la trace un groupe qu’il vénère – et il n’est pas le seul -, Sigur Rós. J’ai déjà brièvement évoqué – je suis également loin d’être le seul – ce beau documentaire au doux nom de Heima. Trois ans plus tard sortait ce Dragons, dont la chanson du générique fut signée du chanteur du groupe, Jónsi, à qui Deblois consacra un autre doc cette même année : Go Quiet. Nul doute qu’une partie de ce que l’on voit et ressent dans Heima fut invoqué à la création de Dragons. Le regard humain des villageois, la simplicité bon enfant de ses héros, les décors composés de roches volcaniques, d’une végétation, la mousse, à la verdure éclatante ; la texture changeante d’un ciel toujours magnifique… On respire à la fois le grand air et le grand nord en s’injectant cette péloche blindée d’une magie tellurique vivifiante. Voilà pour la justification, une qualité en soi. Ajoutons que le score de JohnBournePowell est au diapason, la rythmique de l’ensemble époustouflante, l’action trépidante, les personnages très bien construits ; sans oublier de souligner que les scène d’apprentissage de dragons et de vols n’ont rien à envier à celles de l’Avatar de James Cameron, et que le métrage, même s’il s’adresse en premier lieu aux enfants, n’en possède pas moins une dimension épique rare. Ai-je bien fait le tour ? Que non. Dragons est aussi une ode aux différences et à leurs complémentarités, avec un frêle Harold qui finit tant bien que mal par trouver sa place parmi les siens. Deblois, tout comme Jónsi, est homosexuel, et ce point là, en plus des nombreux autres, explique sans doute son implication, la part d’une âme qui, telle une aurore boréale, drape le paysage d’un composant vital : le cœur.

Retitré Père Noël, origines pour les besoins de son exploitation dans la langue de DSK, le finlandais Rare Exports s’apprête à sortir sur nos écrans ce 14 décembre. J’en ai déjà causé par ici, ici aussi et même un peu par là (chronique). Mise à jour fichounette : done.

L’objet se présenta (toc toc !) l’an dernier dans son pays “d’origine”, passa nous faire coucou à Gerardmer début 2011, pour, en toute logique, envahir nos écran à ce french Noël.

04/20 – Hamilton en dessous !

« J’Hamilton » à le voir mais à la vue du résultat ça n’était pas si pressé. Ne blâmons pas toujours les distributeurs : ne pas sortir un nanar de ce calibre revient à se tirer une balle loin du pied, pour le fun et le pied de nez. Et ils en ont eu, du nez, car voilà un film raté qui, pourtant, avait tout d’alléchant sur le papier et à travers une bande-annonce remplie d’un espoir que j’avais exprimé dans ce petit avant-propos.

Je vais au plus court : narration catastrophique, mise en scène américanisée au possible tendance 90’s à la Michael Bay (en passant : la même année 1998 sortait son Armageddon, également avec Peter Stormare), scènes d’action courtes et ratées – toutes dans la bande-annonce – personnages à peine effleurés, nationalisme déplacé, Peter Stormare à l’ouest, scénario périmé… Non, vraiment, je n’éprouve pas l’envie de m’attarder là-dessus même si un comparatif avec la mini-série plus longue qui en a été tirée – et étirée – joue certainement en sa faveur. Mais ne perdons pas espoir pour autant, parce que si je n’attends pas grand chose de la nouvelle adaptation qui se profile de ce personnage créé par l’écrivain Jan Guillou, le métrage à venir de Tomas Alfredson, La taupe, devrait lui résonner quelques tons au-dessus rayon agents secrets. Au service d’une autre Majesté, cette fois.

Oui, je sais, il est assez mauvais ce jeu de mot. On se lance, on se motive et hop : on écrit la dépêche du jour. De la semaine. Du mois ? Oui, bon…

Varg Veum, le célèbre détective norvégien né du clavier de Gunnar Staalesen, nous montrera sa trombine dans son nouveau film dédié le 25 octobre sur les écrans de Bergen « où il est né et a grandi » et là la (schtroumf la la) fiction reprend le dessus. Il clôturera la fin du 12ième Festival International du Film de Bergen (BIFF). De l’imagination d’une appellation en vogue un peu partout selon les villes où l’on se trouve, soit dit en passant.

Alexander Eik, qui s’y est déjà collé, rempile à la réalisation, Trond Espen Seim également dans le rôle titre, avec à son côté Lene – Barbie Girl – Nystrøm, déjà joliment remarquée dans le Deliver Us From Evil de Bornedal.

Le titre : I mørket er alle ulver grå en norvégien, La nuit tous les loups sont gris dans la langue de Jean-Claude Van Damme. D’où le jeu de mot, finalement d’une pertinence rare, du titre de ce billet. En parlant encore et toujours de titre, ce film en propose un autre, un peu étonnant : « Saison 2, épisode 4 ». Des films ciné et TV l’ont déjà précédé et la franchise joue à fond les ballons. J’en cause maintenant de cette saga pour plusieurs raisons : d’abord, je n’avais jamais encore abordé ce phénomène local (hop, c’est fait), ensuite il faut avouer que la vidéo ci-dessous laisse augurer un divertissement tout à fait correct – entendre par là : efficace même si un peu trop dans l’air du temps dans la forme – et enfin les avis que je trouve sur la toile quant au bouquin sont assez jouasses. DONC c’est peut-être par cette face là qu’il faut s’attaquer à cette montagne culturelle qu’est Varg Veum quand on ne connaît pas l’univers…

Résumé (du livre) : Abandonné par la femme qu’il aime, Veum se met à fréquenter les bars.
Il y fait des rencontres, bien sûr. Pas forcément galantes. Un policier à la retraite se confie à lui, et s’épanche sur d’anciennes affaires. L’une d’entre elles l’a particulièrement marqué, car il est persuadé que le véritable coupable court toujours : l’incendie d’une usine de peinture au début des années 50, qui avait fait de nombreuses victimes. Veum s’ennuie, alors il y repense un peu, à cette affaire soi-disant non élucidée.
Mais quand le policier retraité se fait renverser par une voiture, y survit mais meurt mystérieusement le jour de sa sortie de l’hôpital, le privé cesse d’y penser : il s’attelle à la tâche. Alors, après les bars, c’est le milieu des SDF qu’il se met à fréquenter.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.